Ils doivent savoir tout à la fois disséquer les tréfonds de l’âme humaine et nous alerter sur l’évolution du monde.

Nous aimons comme Kérouac « … les furieux du verbe, …incapables de dire des banalités, mais qui flambent, qui flambent, qui flambent, jalonnant la nuit comme des cierges d’église. »

Nous partageons la conviction de Virginia Woolf : « Écrivez ce que vous désirez écrire, c’est tout ce qui importe, et nul ne peut prévoir si cela importera pendant des siècles ou pendant des jours. Mais sacrifier un cheveu de la tête de votre vision, une nuance de sa couleur, par déférence envers quelque maître d’école tenant une coupe d’argent à la main ou envers quelque professeur armé d’un mètre, c’est commettre la plus abjecte des trahisons »

Ainsi, nous aurions voulu travailler avec Herman Hesse mais il est mort. Michel Houellebecq possédait lui aussi tous les critères requis mais a décidé de rester fidèle à ses partenaires historiques. Il est à craindre que Bret Easton Ellis ne campe sur la même position.

Gérard-Noël Hesse a l’avantage de partager le même patronyme qu’Herman mais pas uniquement. Comme lui et Houellebecq ou Ellis, il sait transformer une anecdote singulière en point de vue sur le monde. Il est notre premier pari. Nous débutons avec son recueil de nouvelles intitulé « Toutes les victimes sont consentantes » et travaillons d’ores et déjà sur la publication de ses prochains romans.

Gérard-Noël HESSE

Nouveau venu dans le monde de la littérature, Gérard-Noel Hesse a longtemps évolué dans un milieu international, conseillé des dirigeants, audité des organisations. De ce passé, il a gardé le goût des subjectivités culturelles combiné à l’analyse objective des situations.

Une étrange alchimie qui donne à ses écrits une tonalité toute particulière. Bien que sans lien de parenté aucun, l’auteur ne renierait sans doute pas une filiation avec le grand écrivain allemand Hermann Hesse, dont l’œuvre mêlait également l’intime et l’universel.

Nous lui avons demandé comment il se décrirait en tant qu’auteur. Voici sa réponse :

« Jean-Jacques Schul prétendait que le ciseau et la colle le passionnaient plus que l’écriture.  Ce goût pour la récupération, le plagiat, ne l’a pas empêché d’avoir le Goncourt.  Les plus grands génies ont eu recours au stratagème. Même Shakespeare avait puisé du contenu chez Montaigne.  On ne croise pas tous les jours Victor Hugo ou Alexandre Dumas. J’avoue appartenir à la catégorie des auteurs copieurs, pilleurs, pirates dont les livres témoignent des butins qu’ils ont amassés. Ce qui fait l’auteur, c’est le style, ou une forme d’absence de style. Et quand la littérature se veut chirurgicale, il ne suffit plus de tenir la plume, il faut manier le scalpel. Ne plus décrire les personnages, les disséquer. »

Découvrez son interview par Ingrid Vaileanu

https://www.interviewfrancophone.net/gerard-noelhesse

Gérard SCHOUN

Diplômé de l’ESSEC. expert internationalement reconnu en matière de RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise), il a cofondé plusieurs entreprises, toutes dédiées au développement de la RSE (Agence Lucie, Destination 26000, Compta Durable, RSE France),  il intervient notamment, en conseil et en audit, sur des problématiques de stratégie RSE, communication extra-financière, et achats responsables.

Membre de l’IFA (Institut Français des Administrateurs) et administrateur de l’ADAE (Association des Dirigeants et Administrateurs d’Entreprises), il forme des administrateurs à la gouvernance et à la RSE.

Membre de l’association Orée, il co-préside le groupe de travail sur la RSE.

Il a publié :

  • Diriger, Éditions d’Organisation, 2004
  • Tu seras un leader, ma fille, Éditions Autres Temps, 2010
  • Entrons dans le management d’après, Éditions Lignes de Repères, 2010
  • Manifeste pour une comptabilité universelle, Éditions L’Harmattan, 2012
  • Capital Humain versus Humain Capital, Éditions L’Harmattan, 2014
  • Résurrection française, Éditions L’Harmattan, 2016

Son dernier ouvrage propose des analyses techniques pointues,  entremêlées de réflexions philosophiques et sociologiques ainsi que de références littéraires et audiovisuelles. Une hybridation salutaire pour sortir des chemins balisés d ’une pensée managériale prête-à-l ’emploi.